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Une cellule de 2,44 m x 3,05 m soit 7,4 m², une meurtrière dans le mur à 2 mètres de hauteur : la fenêtre fait 1.20 sur 7.7 cm de large : difficile de voir quelque chose ! la cellule est construite de béton et acier. Les murs sont peints en blanc peint - la peinture s’écaille. Le lit est une couchette d’acier. Le matelas est en vinyle bourré de coton, l’oreiller également, très inconfortable et chaud en été (ndt : au Texas la température avoisine les 40°C)Pas de télé. Une radio de mauvaise réception, les journaux doivent être payés et commandés par des amis de l’extérieur. Tous les magazines, livres, etc., doivent être commandés via amazon.comnbsp ; ou aux éditeurs. Aucun colis personnel n’est autorisé !!!! seulement du courrier, des impressions de pages web, des lettres et des photos sont autorisées dans le courrier.Douche : la douche est souvent glacée en hiver, brûlante en été. C’est moisi, ça pue et non hygiénique, sans ventilation, c’est mal tenu. Tous les prisonniers sont menottés et escortés jusqu’à la douche par deux gardes, souvent nous sommes laissés dans la douche pendant 25-45 minutes juste à attendre et attendre.Fournitures pour écrire : on peut les commander par l’intermédiaire des amis de l’extérieur, ou les acheter à la cantine. Le papier est cher : 2,40 dollars pour 100 feuilles. Les tablettes d’écriture sont de mauvaise qualité et coûtent 1 dollar. Un crayon vaut 14 cents et un stylo : 20 cents.Tous les repas sont trop cuits, de 3ème qualité, toujours froids, dans des conditionnements sales. Seuls les tiges de légumes sont servies, jamais de brocolis, ni de têtes de choux fleurs, seulement les queues. Les carottes sont soit crues soit trop cuites, et pourries. La viande est du soja reconstitué, gras et sans assaisonnement, le porc mal cuit, non assaisonné. On nous sert maintenant un dessert par semaine (à cause des restrictions budgétaires). Nous avons 3 repas par jour, de faibles calories, et les (lentilles ?) , haricots blancs , haricots mexicains et des pois (black eyes), servis à chaque repas, ne sont mangés par personne. Les petits pois sont servis chaque jour, comme les carottes et le maïs. Le petit déjeuner consiste en pancakes (petites crêpes) 6 jours par semaine, un jour nous avons des œufs (qui ne sont pas des œufs, ce sont des imitations d’œufs, en carton. Les prisonniers en régime disciplinaire reçoivent leur nourriture mélangée dans un pain de maïs cuit au four. Ce pain est servi aux prisonniers de niveaux 2 et 3. Quelquefois, si ce n’est la plupart du temps, la nourriture en pain est en fait meilleure que les plats servis normalement.Il n’y a aucun contact humain, la seule forme de contact c’est quand nous sommes menottés par les gardes. Les diacres et chapelains doivent rester loin des portes sous peine de risquer de ne plus avoir le droit d’aller et venir dans le couloir pour prêcher. Le programme d’activités du couloir (de la mort) prévoit un office religieux - il n’y en a pas. Nous devrions avoir un programme de travail : nous n’en avons pas. Nous avons doit à une heure de sortie par jour, une douche et un peu de nourriture que nous pouvons cantiner (il faut appeler le commissaire) : ça c’est effectif- Et lire, écrire, dessiner, chanter, faire de l’exercice et hurler pour parler avec les autres. C’est l’isolation complète.Nous avons droit à une visite de 2 heures par semaine en niveau 1, par l’intermédiaire d’un téléphone qui enregistre tout et au travers d’une vitre à l’épreuve des balles - deux heures. Il n’est pas permis de toucher quelqu’un, on peut juste sentir le parfum des dames, entendre un rire, etc. C’est tout à fait désincarné et inhumain. Les prisonniers de niveau 2 ont droit à 2 visites de 2 heures par mois. Les malheureux du niveau 3 (régime disciplinaire) ont 2 heures de visite par mois. Vous avez droit jusqu’ à 10 personnes sur votre liste, et seulement 2 personnes à la fois par visite hebdomadaire. Tous les aliments vendus pendant la visite sont surfacturés : par exemple un sandwich normal est à 3 dollars, une canette de soda est à 0,85 $, un petite boite de sucrerie coûte 1 $. Les visiteurs ne peuvent pas toucher la moindre nourriture qui vous est destinée, les gardiens doivent surveiller et assister les visiteurs qui achètent quelque chose à ces distributeurs hors de prix. Une seule fois par visite ; si vous oubliez une boisson, vous ne pourrez pas la prendre ensuite.On nous ignore souvent lorsque nous appelons un gardien, nous sommes traités comme des sous hommes et on nous fait attendre pour les repas, pour la douche, la récréation, tout est limité en temps à partir du moment où vous attendez le gardien. Le secteur de jour est insalubre, sans équipement, sans plateau de jeux, ni télé, rien. Le plus souvent, les hommes sortent et marchent autour de la zone, laissant leur esprit vagabonder. La cellule n’est pas mieux : c’est dégradant, déshumanisant, humiliant, un véritable traitement inhumain. L’isolation provoque une forme de désordre mental et des problèmes de santé liés au stress. Les gens luttent, discutent, deviennent parano et se replient. Certains essaient de se tuer, d’autres abandonnent leurs appels préférant mourir plutôt qu’endurer cette lente torture.Le support et le contact extérieur sont ce qui aide le mieux à survivre ici. La vie quotidienne est une épreuve pour l’esprit, la spiritualité, pour le tréfonds de l’âme. Tristesse, dépression, perte du sentiment d’espoir, désespérance constituent le quotidien de tous ici. »
Charles V. Thompson #999306
Principaux arguments contre la peine de mort
> La peine de mort tue. Or, tuer est mal, la peine de mort est donc mauvaise. En accord avec Victor Hugo " Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Comment le dit-elle ? En tuant ! "
> La peine de mort est une violation des droits fondamentaux de l'être humain au vu des articles 3 et 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. La Déclaration Américaine d'Indépendance consacre aussi le " droit à la vie ". Alors que les opposants à la peine de mort mettent en exergue son irrévocabilité, ses défenseurs rétorquent qu'elle ne punit que les crimes les plus graves.
> La torture et la cruauté sont mauvaises. Certaines exécutions sont bâclées, en particulier la méthode de l'injection létale aux Etats-Unis. Selon l'association Amnesty International, ces ratés sont souvent dû à l'absence de personnel médical qualifié pendant l'exécution. Ainsi, le personnel pénitentiaire prend parfois des mesures extrêmes, comme de lacérer les bras des prisonniers lorsqu'ils ont de la peine à localiser une veine pour la perfusion, causant des douleurs supplémentaires au condamné, au seuil de la mort. Même les détenus qui meurent immédiatement souffrent d'une angoisse prolongée précédant l'exécution. D'autres méthodes d'exécution comme la chaise électrique, le gaz ou la pendaison peuvent durer de longues minutes, elles n'ont pas été conçues pour atténuer la douleur.
> Les procès criminels sont faillibles. Beaucoup de personnes condamnées à mort ont ensuite été innocentées, parfois quelques minutes seulement avant l'heure de leur exécution. D'autres sont morts avant qu'ils aient pu être disculpés. Pour eux, l'erreur est irrévocable. Cela a souvent été le cas dans des affaires qui n'ont pas eu recours aux nouvelles technologies d'investigation, en particulier l'ADN. Depuis 1973, 119 personnes dans 25 Etats américains ont été disculpées et ont quitté le couloir de la mort.
> Dans de nombreux cas, l'accusé est indigent et doit faire appel à des avocats commis d'office. Ils sont payés en fonction du nombre de dossiers défendus et n'hésitent pas à bâcler le travail pour gagner plus d'argent. De plus, les procédures de recours sont extrêmement coûteuses et de nombreux condamnés à mort y renoncent, faute d'argent.
> La race de l'accusé peut influencer le verdict. Si l'on observe le tissu démographique américain, les proportions ethniques ne sont pas respectées dans le couloir de la mort où les afro-américains sont proportionnellement plus représentés que les blancs.
> La peine de mort n'est pas plus dissuasive que la prison à vie. Cet argument se vérifie en particulier dans les Etats américains qui ont réintroduit la peine de mort sans constater de diminution de la criminalité. Un autre argument prétend que les criminels qui s'attendent à être condamnés à mort sont plus sujets à l'usage de la violence, s'épargnant ainsi l'enfermement à vie. Le rapport 2003 du FBI démontre que le Sud des Etats-Unis, qui regroupe à lui seul 80% des exécutions capitales, demeure la région où le taux de criminalité est le plus élevé du pays. A l'inverse, le Nord-est du pays, qui concentre moins de 1% des exécutions capitales américaines, présente le plus faible taux de criminalité.
85%des experts des académies de criminologie américaines réfutent l'aspect dissuasif de la peine de mort. En 1995, une étude menée parmi les responsables des corps de la police américaine démontre qu'une majorité d'entre eux ne croit pas à l'efficacité de la peine de mort et à son rôle prétendument dissuasif.
Question : Quelles sont les mesures à prendre pour réduire la violence criminelle ?
- Se concentrer sur les crimes liés à la drogue (31%)
- Une meilleure économie, plus d'emplois (17%)
- Simplifier les procédures et les textes judiciaires (16%)
- Allonger les peines de prison (15%)
- Augmenter les effectifs de police (10%)
- Réduire la vente d'armes (3%)
- Etendre l'usage de la peine de mort (1%)
> Il est acquis que le peine de mort affecte psychologiquement les personnes qui y participent (les " bourreaux "), pouvant parfois atteindre gravement leur santé physique et psychologique. L'argument veut que lorsque la peine de mort n'est pas absolument nécessaire pour défendre la société, la société n'a pas le droit de demander au personnel pénitentiaire de mettre ainsi sa santé mentale en danger.
> La peine de mort réfute la possibilité de réhabilitation et de deuxième chance. Certains prétendent que le système judiciaire a pour mission d'éduquer et de corriger les personnes reconnues coupables de crimes. Un homme exécuté n'est pas un homme à qui la société a offert une deuxième chance. Une variante chrétienne de cet argument affirme que personne ne peut se placer au-dessus du Salut et que personne n'a le pouvoir de juger la capacité d'un homme à se racheter.
Principaux arguments pour la peine de mort
> Le châtiment : la peine de mort s'impose comme le moyen le plus efficace pour " rendre justice ".
> La dissuasion : elle dissuade d'autres personnes de commettre des crimes graves. Quoique de récentes études aient démontré que l'opinion américaine était toujours plus partagée sur ce sujet.
> La prévention : la peine de mort prévient le retour des dangereux criminels dans la société et ainsi d'éventuelles récidives.
> La peine de mort affiche clairement la sévérité de la population à l'encontre des crimes particulièrement graves
> Les personnes qui commettent des crimes particulièrement grave ne méritent pas de vivre
> La peine de mort soulage beaucoup de victimes et de proches
> Cela donne plus de marge de manœuvre au procureur pour obtenir, par la menace, d'autres informations de l'accusé.
> La peine de mort est populaire dans les pays où elles est appliquée.
> D'un point de vue économique, une exécution coûte basiquement moins cher qu'un emprisonnement à vie. Mais si l'on inclut les frais de recours, toute la procédure d'exécution peut coûter plus de dix fois l'équivalent d'une incarcération à perpétuité.
> Les criminels sont plus sujets à méditer et à mettre de l'ordre dans leur vie sous la pression de la mort imminente.
> La peine de mort décourage les proches des victimes à " rendre justice " en marge des tribunaux.
> Dans les régions où la surpopulation des prisons est devenue un véritable problème, la peine capitale est aussi perçue comme un moyen de libérer de l'espace pénitentiaire.
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1. Yahia Mouammine(web master) le 30/03/2007 à 17:02
2. said le 31/03/2007 à 00:04